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Art School: U. of Ottawa in the 80s

I grew up in Ottawa, Canada. I have fond memories of art school. I went to art school because I couldn’t imagine being anywhere else. In my third and last year, my research started producing some interesting forms, under the influence of Raymonde April, mostly. Other larger than life teachers were Geoffrey James, Lynne Cohen, Charles Gagnon, Tony Brown, René Payant, Thierry De Duve. At the time, I couldn’t appreciate the tenor of artists and thinkers employed by the VA dept at U of O., but I look back on that time with great admiration for what I learned from them: a certain physical feeling when their words resonated with me, whether it was Geoffrey James talking about Eugene Atget’s trees, or Raymonde April’s excitement when I showed her a piece I had just completed consisting in a series of stills with text in a grid. What I felt in that moment of connection in response to that particular piece left a deep impression that I have tried since to recapture, and sublimate.

Photo department in the basement

In the early 80’s, the visual arts department at the University of Ottawa was divided into three areas: painting & sculpture, photography and theory, and each program had its own physical space, equipments and teaching staff. I spent most of my time in the basement darkrooms processing and printing film. I remember the rat and the bat. What a fright. But it was also a period of self-discovery, looking for community, but finding instead a few singular characters such as my friend Valerie Pocock now Behiery and others I’ve mostly forgotten.

Circuitous career path for self-knowledge

Since then, I have meandered from job to job until re-entering the art world in the early 90’s working at Artexte, an information centre on Canadian contemporary art, another great school where I experienced workplace politics while learning about arts admin, cataloguing & indexing. I went on to Skol in 2004 where I stayed for 8 years, until 2012. During my tenure at SKOL, I was honoured to support the development of the Apprendre/Learn program, and curated projects such as The Unknown Artist, The Erratic School, Teasing the Furtive, Embracing the Archive, and Promiscuous Infrastructures in addition to numerous gallery exhibitions and activities.

Ongoing exploration: across Canada’s artist-run network

I left Skol when I was hired by ARCA, a federation of artist-run centres associations from across Canada where I completed two four-year terms until August 2020. During that time, I got to travel across Canada and visit all the centres and meet the people and produce some resources and attend many meetings with peers in the sector.

Today: still learning through experiences

I’m now on my own, working on some modest art projects while running a few projects on contract. And, I’m so grateful for all the teachings over the years that I can now synthesize, and valorize by sharing.

Making art

Whether under Unregistered Concept or Outsider from Within, two transient identities created for the exploration of furtive artistic production and dissemination, I continue to produce whimsical assemblages composed of many parts of post-production materials collected from everyday life and chosen for their forms, colours and rhythmic motifs.


L’école d’art: l’University d’Ottawa au début des années 80

J’ai grandi à Ottawa, au Canada. J’ai de bons souvenirs de l’école d’art. J’ai fait l’école d’art parce que je ne pouvais pas m’imaginer ailleurs. C’est dans ma troisième et dernière année que mes recherches ont commencé à produire des formes intéressantes, sous l’influence de Raymonde April, principalement. Les autres enseignants plus grands que nature étaient Geoffrey James, Lynne Cohen, Charles Gagnon, Tony Brown, René Payant, Thierry de Duve.

À l’époque, je ne pouvais pas apprécier la teneur des artistes et des penseurs employés par le département VA de l’U d’O., mais je repense à cette époque avec une grande admiration pour ce que j’ai appris d’eux: une certaine sensation physique lorsque leurs paroles ont résonné en moi, que ce soit Geoffrey James parlant des arbres d’Eugène Atget, ou l’excitation de Raymonde April quand je lui ai montré une pièce que je venais de terminer consistant en une série d’images fixes avec du texte dans une grille. L’effet de sa réaction et le sentiment de connection produit par cette pièce en particulier m’ont laissé une impression profonde que j’essaie depuis de retrouver et de sublimer.

Le département de photo au sous-sol

Au début des années 80, le département d’arts visuels de l’Université d’Ottawa était divisé en trois domaines: peinture et sculpture, photographie et théorie, et chaque programme avait son propre espace physique, ses propres équipements et ses profs. J’ai passé la plupart de mon temps dans les chambres noires du sous-sol à traiter et à imprimer des films. Je me souviens du rat et de la chauve-souris dans le noir. Quelle frayeur. Mais c’était aussi une période de découverte de soi, à la recherche d’une communauté, mais trouvant à la place quelques personnages singuliers comme mon amie Valérie Pocock maintenant Behiery, et d’autres que j’ai depuis oubliés.

Le parcours sinueux de la connaissance de soi

Depuis lors, je me suis promené d’un emploi à l’autre jusqu’à ce que je revienne dans le monde de l’art au début des années 90 en travaillant chez Artexte, un centre d’information sur l’art contemporain canadien, une autre école où j’ai expérimenté la politique en milieu de travail tout en découvrant l’administration des arts, le catalogage et l’indexation. Je suis passée ensuite à Skol en 2004 où je suis resté 8 ans, jusqu’en 2012. Pendant mon mandat à SKOL, j’ai eu l’honneur de soutenir le développement du programme Apprendre/Learn, et des projets de commissariat tels L’artiste inconnu, L’école erratique, Gosser le furtif, Sortons les archives, et, Infrastructures entrelacées en plus de nombreuses expositions et activités en galerie.

Exploration continue: dans le réseau des centres d’artistes autogérés

J’ai quitté Skol quand j’ai été embauché par ARCA, une fédération d’associations de centres d’artistes de partout au Canada où j’ai complété deux mandats de quatre ans jusqu’en août 2020. Pendant ce temps, j’ai pu voyager à travers le Canada et visiter tous les centres d’artistes et rencontrer les gens et produire des ressources et assister à de nombreuses réunions avec des pairs du secteur.

Aujourd’hui: apprentissage par projet continu

Je suis désormais à mon compte, travaillant sur de modestes projets artistiques tout en menant quelques projets à contrat. Et je suis reconnaissante pour tous les apprentissages faits au fil des années que je peux maintenant synthétiser et valoriser en partageant.

Faire de l’art en bricolant

Que ce soit sous Unregistered Concept ou Outsider from Within, deux identités transitoires créées pour l’exploration de la production et de la diffusion artistiques furtives, je continue à produire des assemblages empreints de légèreté composés de matériaux de postproduction puisés dans mon quotidien, ou offerts par mes amies, et choisis pour leurs formes, couleurs et motifs rythmés.

* Image crédit: 20 second portrait by Donna Akrey